Notre Démarche

Notre méthodologie d'amélioration environnementale

Bleu-Blanc-Coeur : Une méthode d’amélioration environnementale reconnue par le ministère de l’environnement !

Le lien entre environnement et santé est évident quand les Oméga 3 font baisser à la fois le réchauffement climatique et les maladies de civilisation


Fin 2008, nous avions signé une charte d’engagement nutritionnel avec le ministère de la santé. Retrouvez nos engagements PNNS en PDF

En 2009, le ministère de l’agriculture réalisait un audit de la filière BBC et concluait ainsi :

Ce rapport préconise notamment la mise en place d’un signe de qualité qui puisse identifier la nature de la démarche entreprise, permettant ainsi aux producteurs de valoriser leurs efforts et aux consommateurs de distinguer les produits améliorés par rapport aux produits standard. Ce rapport s’appuie sur l’analyse de la filière Bleu-Blanc-Cœur, pour décrire les caractéristiques d’une production agricole orientée vers la mise en marché de produits dont la qualité nutritionnelle aura été améliorée.

Pour en savoir plus, Consultez l'article sur le site du ministère de l'agriculture

Et en ce début 2011, nous voici sur le site du ministère de l’environnement et du développement durable. Découvrez le document PDF de la méthodologie Bleu-Blanc-Coeur 

Cette méthode valide les effets positifs mesurés sur l’environnement (baisse des émissions de gaz à effet de serre) quand les Oméga 3 de l’herbe, de la luzerne, du lin ou des autres graines oubliées reviennent dans les auges des vaches remplacer les produits des monocultures…

Quand les vaches sont bien nourries, l’homme se porte donc mieux et la planète aussi ! On s’en doutait. C’est maintenant officiel !

Ministère de l'écologie

Objet : Mise en oeuvre conjointe - Référencement de la méthode intitulée "Méthodologie spécifique aux projets de réduction des émissions de méthane d'origine digestive par l'alimentation des ruminants laitiers" Version du 28 Mars 2011.


Et comme les idées les plus simples sont le plus souvent les plus compliquées à mettre en œuvre, laissez moi vous raconter la longue histoire de cette reconnaissance officielle du lien entre santé et environnement :

La grande histoire d’abord, celle de la prise de conscience scientifique, puis la petite, la nôtre.


La « Grande histoire »

Frise Histoire

1982

Le Prix Nobel de médecine attribué à l’équipe Bergström, Samuelsson et Vane pour leurs travaux sur la synthèse des prostaglandines à partir des acides gras Oméga 3 et Oméga 6. Ils réalisent alors que le fonctionnement de notre corps pour toutes ses grandes fonctions (Inflammation, Agrégation, Immunité, Lipogenèse, Reproduction..) dépend de l’équilibre entre deux molécules que nous ne savons pas fabriquer : Omega 6 (pro-inflammatoire) et Omega 3 (Anti-inflammatoire) et donc que :

L’équilibre de notre corps dépend de l’harmonie dans nos champs

1986 

Le grand biochimiste américain William Lands publie « Fish, Omega 3 and health » et lance un cri d’alarme :

 « Si nous ne changeons pas les choses dans les champs, alors, demain nous compenserons à la pharmacie les erreurs de notre chaîne alimentaire. »

1997

Un traité international visant à la réduction des gaz à effet de serre est signé à Kyoto au Japon. L’importance du réchauffement climatique et la nécessité de le combattre est reconnu officiellement. Les rapports successifs du GIEC (Groupe International d’Experts sur le Climat) concluent depuis 1990 à un réchauffement climatique lié très vraisemblablement aux activités humaines.

Le C02, mais aussi le CH4 (méthane) issu en partie des fermentations entériques des ruminants est pointé du doigt. Ce méthane émis par les ruminants représenterait de 4 à 6 % des Gaz à Effet de Serre au niveau mondial. Son abaissement est devenu un objectif prioritaire en matière d’environnement car sa durée de vie est courte dans l’atmosphère et son poids relatif en matière de réchauffement est élevé.

2000 

Le divorce entre Omega 6 et Omega 3 est consommé dans nos champs, les forêts primaires sont défrichées pour produire soja et palme, les bovins ont quitté les plaines de l’Ouest et des Pampas pour se gaver de maïs et de soja dans les feed-lot. Palme, Maïs et Soja ont définitivement conquis les auges.

Le rapport entre Omega 6 et Omega 3 est définitivement abaissé dans nos corps. Plus la forêt brûle à l’équateur et plus nos corps s’inflamment ici sous l’effet des Oméga 6 pro-inflammatoires des grandes monocultures.

La forêt brûle, les glaces fondent et le diabète monte !

Toutes les recommandations nutritionnelles (ANC de l’AFSSA en 2000, etc.) préconisent d’augmenter notre consommation d’Omega 3 qui ne couvre plus que le tiers de nos besoins. En quelques décennies, notre société a créé un déficit en Omega 3.

2011 Les nouvelles ne sont pas bonnes

Coté santé, les nouveaux ANC 2010 (Apports Nutritionnels Conseillés) augmentent les recommandations pour les Omega 3, constatent un déficit d’apport généralisé et inquiétant et proposent de fixer un maximum en Omega 6.

Les statistiques de l’obésité, du cancer, du diabète, des maladies cardiovasculaires sont effrayantes. Faut-il s’en étonner ? Toutes ces maladies sont des pathologies à composante inflammatoire. Les spécialistes parlent d’une l’inflammation « à bas bruit » qui touche la population dans son ensemble. Faut-il s’en étonner ? Alors que l’on connait depuis la fin des années 70 le rôle pro-inflammatoire des Omega 6 et le rôle anti-inflammatoire des Omega 3.

Coté environnement, le dernier rapport du GIEC confirme le réchauffement climatique et l’attribue « à 90% » aux activités humaines, mais… la forêt brûle toujours, les glaces fondent toujours, les maladies de civilisation progressent toujours, les cultures de palme, de maïs et de soja progressent encore à grands coups d’OGM pour les uns de produits chimiques pour les autres.

Du coté de la pharmacie et de l’agrochimie, tout va bien, merci, les consommations de pesticides d’un coté et de médicaments anti-inflammatoires de l’autre n’ont jamais été aussi élevées.

Une chose est sûre en 2011, William Lands et les prix Nobel de 1982 avaient bien raison et leurs cris d’alarme étaient prémonitoires, mais pas grand monde ne les a entendu.


L'histoire de Bleu-Blanc-Coeur

logo Bleu-Blanc-Coeur

2000

Création de l'association Bleu-Blanc-Cœur.

Nous en construisons le socle scientifique avec Valorex et l’INRA.

Un essai mené sur des chèvres donne lieu à une publication de congrès étonnante en 2003 :


Les graines de lin : un atout pour gérer les risques en alimentation animale ?

Sylvie Giger-Reverdin, Christine Duvaux-Ponter, Pierre Weill et D. Sauvant, UMR INRA INA P-G Physiologie de la Nutrition et Alimentation Valorex Prodex, La Messayais, 35210 Combourtillé


Avec les chercheurs de l’INRA et ceux de VALOREX, nous avons mesuré les effets du retour du lin, à la fois sur la santé animale (mesure de l’acidose, maladie métabolique des ruminants), sur la composition du lait (mesure de la qualité nutritionnelle pour l’homme) et pour la première fois, nous mesurons les effets possibles sur les émissions de méthane. La conclusion de l’article qui relate ces expériences est sympathique.


Conclusion : Les graines de lin extrudées incorporées même à un niveau faible (8%MS ration), connues depuis très longtemps par les éleveurs pour leurs effets bénéfiques sur l'aspect des poils des bovins, pourraient être intéressantes dans l'alimentation des ruminants, si elles diminuent, d'une part, les risques d'acidose et la méthanogénèse des animaux et, d'autre part, les risques liés aux maladies cardio-vasculaires chez l'homme (augmentationdes acides gras en C18 polyinsaturés du lait).


Ensuite, tout s’accélère : Dès 2008, l’INRA, en collaboration avec Danone avait démontré que la valorisation d’un régime alimentaire Bleu-Blanc-Cœur permettait de diminuer les émissions de méthane de l’ordre de 12 à 15% chez la vache laitière (les ruminants contribueraient à 3% des gaz à effets de serre émis en France).

La société Valorex avait déjà démontré le lien qui existait entre la production de méthane émis et la qualité en acides gras du lait produit par les vaches laitières. (Brevet 2008 : INRA / Valorex)

Et les travaux menés ensuite nous permettent en 2010 de déposer une demande de reconnaissance de projet environnemental au travers de ce que l’on appelle les « projets domestiques ». Nous avons demandé au Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable de valider le modèle de mesure des réductions de gaz à effets de serre à travers l’analyse de certains acides gras du lait de vache et dans le cadre d’un cahier des charges défini par Bleu-Blanc-Cœur.

Scientifiquement, nous démontrons ainsi que si le lait est bon pour la santé de la terre, il est aussi bon pour la santé des hommes. On s’en doutait, mais il fallait le démontrer. Désormais, c’est fait !

Quand les Omega 3 montent dans le lait au détriment des graisses saturées, le méthane entérique émis par les ruminants diminue selon une relation biologique solide. Quand la qualité du lait augmente, le réchauffement climatique diminue… grâce à l’herbe, à la luzerne, au lin, etc. La biodiversité protège aussi bien nos artères que notre atmosphère.


L'idée de la méthodologie

vaches

C’est donc sur la base de ces connaissances scientifiques acquises par l’INRA, Valorex et Danone que l’Association Bleu-Blanc-Cœur a porté auprès du Ministère un projet domestique visant à mettre en place une démarche environnementale et durable dans les élevages laitiers français. C’est donc cette méthodologie  validée préalablement par le Ministère de l’Agriculture et le CITEPA, que le Ministère de l’Environnement vient officiellement de référencer.

Cette dernière est consultable sur le site internet du ministère de l'écologie.

Et si nous faisions le compte

Si demain 6,5% de la production laitière française (engagement PNNS de la filière Bleu-Blanc-Cœur), voire 100% de la production de lait française était produite sous cahier des charges, que signifierait cet engagement ?

Et bien, ce serait annuellement, pour le périmètre de l’engagement PNNS :

  • 9 340 tonnes de graisses saturées produites en moins et donc absentes de nos assiettes
  • 262 tonnes d’acides gras Oméga 3 renouvelables puisées par les vaches à l’herbe des prairies et aux champs de lin avant d’être disponibles pour notre santé
  • Et aussi 88 500 tonnes de CO2 non produits !

 

Pour 100% du lait français, on atteindrait :

  • 143 690 tonnes de graisses saturées en moins
  • 4 030 tonnes d’Oméga 3 en plus
  • Et l’équivalent de 1 400 000 tonnes de CO2 en moins (soit ce que produisent près d’un million de voitures par an !)

 

Ce n’est neutre ni pour notre planète ni pour notre société. Des vaches saines qui font du bien à la planète et à notre santé ! Ce n’est pas seulement une belle morale, c’est aussi une histoire vraie et reconnue à ce titre par les experts du Ministère de la santé, comme par ceux du Ministère de l’agriculture et désormais par ceux du Ministère de l’Environnement.