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Notre Démarche

Notre histoire

Le producteur et l’ingénieur
Tout a commencé, il y a une quinzaine d’années. Un éleveur fermier discutait avec un ingénieur agronome. Les deux compagnons débattaient ensemble de la meilleure alimentation à offrir aux animaux. Chemin faisant à travers la campagne environnante et verdoyante, sous le doux soleil du printemps, le producteur se baissa et ramassa quelques brins d’herbe. Il se tourna vers l’ingénieur et lui dit : «Tu sais que c’est au printemps que les vaches sont au meilleur de leur forme, qu’elles offrent un beurre plus tendre et tartinable, parce qu’elles mangent cette herbe que la nature leur offre. Alors dis-moi, l’ingénieur, pourquoi l’homme qui va sur la lune, n’est toujours pas capable de reproduire ce petit brin d’herbe pour nourrir mes animaux le reste de l’année ?».


Le temps a passé et la petite phrase est restée. L’histoire, bien sûr, n’est qu’une anecdote. Elle est là pour rappeler que ce sont parfois les idées les plus simples qui font naître les projets les plus enthousiastes. Et puis, elle illustre un principe évident qui constitue une des forces de l’association. C’est l’alliance de deux savoirs qui fonctionne ici, les connaissances techniques et scientifiques doublées de l’expérience et des observations faites sur le terrain. Aujourd’hui Bleu-Blanc-Cœur fédère tous les acteurs de la chaîne alimentaire. L’association est donc riche de plusieurs points de vue, différents, mais tous utiles à la construction d’une réflexion qui entend prendre en compte tous les aspects et les effets de ce sujet on ne peut plus sérieux qu’est la nutrition humaine et animale.

Les premières études

En tout cas, cette petite interrogation légitime, lancée au hasard de la conversation, allait éveiller les curiosités et impulser les études préalables au lancement de Bleu-Blanc-Cœur.

Que trouve-t-on dans cette herbe de printemps ? Pourquoi est-elle si bénéfique pour les animaux qui la consomment ? Et c’est en essayant de répondre à ces questions, que l’on va, de fil en aiguille, s’intéresser à la graine de lin car elle possède un profil lipidique très proche de celui de l’herbe.

Valorex, une entreprise bretonne de fabrication d’aliments du bétail, va faire de ce constat son projet fondateur. Elle décide de réintroduire du lin dans l’alimentation des animaux d’élevage. Dès 1993, la société développe donc un savoir-faire particulier pour la préparation et la cuisson de cette petite graine.
Elle mène de nombreux essais et recherches. Les résultats sont concluants. Les Oméga 3 contenus dans les graines de lin ont des effets très positifs sur la fertilité, l’immunité, la vigueur des animaux.


Et puisqu’une réflexion en entraîne toujours une autre, l’entreprise va, petit à petit, s’interroger sur les effets du lin sur l’homme. Valorex, en compagnie de l’INRA, (Institut National de Recherche en Agriculture) et du CERN, (Centre d’Etude et de Recherche en Nutrition) va mener une première étude clinique afin de mesurer les effets de ce changement de l’alimentation animale sur la santé humaine. Les résultats sont très probants : Dans un premier temps, le lin, réintroduit dans l’alimentation des animaux, améliore la santé et les performances de ces derniers. Et puis, la petite graine apporte aux produits de ces animaux un profil nutritionnel de meilleur qualité : moins de gras, moins de graisses saturées, plus d’Oméga 3, meilleur rapport Oméga 6 / Oméga 3, etc.

C’est l’animal qui fait le régime, pour son plus grand bien, et l’homme en profite, lui aussi.

Au vue des conclusions de cette étude, la décision est prise de faire de ce projet, une démarche collective et globale. Bleu-Blanc-Cœur voit le jour en 2000 et une filière équilibrée, réunissant de façon égalitaire tous les maillons de la chaîne alimentaire, se met en place.

L’étude sur l’obésité
En 2006, une autre étude très importante pour Bleu-Blanc-Cœur va être initiée, l’étude sur le surpoids et l’obésité. Il s’agit de mettre en évidence le rôle positif des Oméga 3 dans la réduction de la synthèse de matière grasse et d’aller chercher des explications au problème de l’obésité dans la composition de notre alimentation afin d’apporter des réponses qualitatives au phénomène.

En collaboration avec l’INRA (Institut National de Recherche en Agriculture) et le CERN, (Centre d’Etude et de Recherche en Nutrition), l’Association tente l’expérience. 160 volontaires et leurs familles sont donc recrutés. Un groupe témoin et un groupe Bleu-Blanc-Cœur sont constitués. Pendant trois mois, tous vont manger des quantités précises, des menus équilibrés, mais la moitié d’entre eux sera nourrie avec des produits Bleu-Blanc-Cœur tandis que les autres mangeront des produits standard. Au terme de l’expérience, les résultats s’affichent. Le profil sanguin des volontaires Bleu-Blanc-Cœur se différencie de celui des volontaires témoins sur de nombreuses données, qui entrent toutes en corrélation avec l’amélioration des critères de l’obésité. Deux mois après l’arrêt de ces essais, le groupe Bleu-Blanc-Cœur maintient sa perte de poids, le groupe témoin, lui, reprend ses kilos. Cette expérience souligne donc les effets potentiels d’une alimentation animale de qualité sur l’obésité de l’homme et pose les fondements d’un concept fort, celui d’un amaigrissement durable issu d’une agriculture durable.