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Notre Démarche

Nos raisons d'agir

Militer pour une agriculture responsable, traditionnelle et respectueuse de l’environnement afin de proposer à tous une meilleure nutrition…

Des enjeux pour la nature et les hommes qui la cultivent

Le lin, cette matière première, traditionnellement présente dans l’alimentation des animaux, a progressivement disparu de nos champs. Le maïs et le soja, économiquement plus intéressants, ont remplacé, depuis 30 ans, la petite fleur bleue. Bleu-Blanc-Cœur a progressivement réimplanté cette culture en bâtissant, sur le territoire français, une filière d’approvisionnement autonome. A côté du lin, l’Association sollicite également d’autres sources végétales riches en Oméga 3 telles que la luzerne, l’herbe, le chanvre, le lupin.

Le retour de ces cultures sur nos sols est symbolique du renouveau d’une agriculture plus respectueuse de son environnement. Il s’agit de faire appel aux ressources de notre terroir, aux cultures traditionnelles et environnantes, afin de réveiller la biodiversité. Bleu-Blanc-Cœur s’attache donc à dépasser les schémas productivistes qui ont dominé le secteur agroalimentaire durant de nombreuses années. Cette entêtante course au rendement a parfois provoqué de lourdes crises alimentaires. Ici, la productivité est importante, mais pas à n’importe quel prix. L’agriculture, pour Bleu-Blanc-Cœur, c’est une histoire de nature et de long terme. Pour récolter, il faut semer.

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Au sein de notre association, les producteurs de lin et les éleveurs jouent un rôle déterminant. S’impliquer dans Bleu-Blanc-Cœur leur permet d’envisager leur travail d’une façon différente et différenciante. Suivre notre cahier des charges et bénéficier d’un cadre scientifique abouti leur permet d’apporter une valeur ajoutée à leurs productions et de maîtriser plus sereinement leurs exploitations et leurs cultures. Grâce à cet esprit de filière, ils peuvent se projeter plus en aval de la chaîne alimentaire en contribuant à la fabrication de produits en phase avec les attentes des consommateurs. C’est un nouvel état d’esprit, plus serein, plus éthique qui dessine la possibilité de se démarquer et de se réconcilier avec cette idée de base, celle qui fonde le métier de producteur ou d’éleveur, « prendre soin de la terre, bien nourrir les animaux, avant tout pour nourrir les hommes ».

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Des enjeux de santé publique

Dans les pays développés, et notamment la France, le constat sur l’alimentation et ses répercussions n’en finit plus d’inquiéter les scientifiques et le corps médical. On est de plus en plus gros, et ce, de plus en plus tôt. L’obésité est, plus qu’un phénomène de société, l’expression visible d’un véritable malaise. Un décalage puissant s’est creusé entre nos gènes et notre alimentation. Nous sommes devenus de grands sédentaires et notre alimentation s’est considérablement modifiée. Au-delà du volume, c’est la qualité de nos aliments qui a changé et qu’il est aujourd'hui nécessaire de remettre en cause. Effectivement, dans la composition nutritionnelle de nos assiettes, on remarque de nombreuses évolutions dont une hausse significative des lipides et, surtout, des mauvaises graisses.

Les Oméga 3 et les Oméga 6 sont, au même titre que les vitamines, des nutriments essentiels au bon fonctionnement de nos organismes. Seulement, il y a, entre ces deux acides gras, un équilibre à respecter. Le rapport idéal équivaut à un Oméga 3 pour cinq Oméga 6. Et pourtant, en une quarantaine d’années, ce rapport est passé à un pour vingt, causant au passage de profonds déséquilibres. Nous consommons trop d’Oméga 6 et manquons d’Oméga 3. Des Oméga 3, on en trouve dans certains végétaux, comme l’herbe, le colza, et surtout le lin, mais aussi dans le poisson et, normalement, dans les produits animaux. Normalement, car depuis plusieurs années, ces animaux, anciennement nourris à base d’herbe ou d’autres graines diverses, sont nourris avec des produits à base de maïs ou de soja. Et qu’est ce que l’on retrouve, majoritairement, dans le maïs et le soja ? Des Oméga 6… En donnant du lin aux animaux, ceux-ci redeviennent des vecteurs naturels d’Oméga 3. Et cela permet de produire des aliments au profil nutritionnel plus sain et mieux équilibré. C’est un travail de fond qui est engagé, puisqu’il ne s’agit pas d’ajouter des huiles de poisson riches en Oméga 3 dans un produit à la fin de son cycle de fabrication. Il faut repenser la chaîne alimentaire dans son ensemble, et sur du long terme afin de trouver des solutions réalistes et durables à ces dérèglements alimentaires et aux troubles qu’ils ont causés.