En contact direct avec la nature
Du lever au coucher du soleil, le cultivateur travaille avec la terre. Patience et observation sont les maîtres mots de sa tâche. Il doit, bien sûr, aimer la nature, mais également vivre avec elle, au rythme des saisons et des évolutions qu’elle dessine. Il doit comprendre ses attentes et faire face à ses caprices. Son métier est soumis aux aléas du climat. Il veille à respecter la structure et les caractéristiques du sol, il prend soin de ses cultures, il s’applique à les protéger, afin d’assurer sa récolte.
Au fil des saisons
Planter, semer, fertiliser, protéger, récolter… L’emploi du temps d’un cultivateur s’adapte au temps qui passe. Tout au long de l’année, les mois se succèdent et les tâches se transforment, exigeant toujours une grande disponibilité. Tout commence avec la préparation des sols, il faut les labourer, les conditionner avant de semer. Le cultivateur doit ensuite optimiser ses plantations, les fertiliser, les protéger, afin qu’elles grandissent dans des conditions adéquates et offrent une récolte satisfaisante. Cette récolte, le cultivateur doit la planifier, l’organiser, puis stocker et livrer ses produits. De moissonneuse en tracteur, les puissants engins mécaniques qu’il utilise ont, depuis longtemps, remplacé les bœufs et la charrue. Quelle que soit la taille de son exploitation, le cultivateur doit la gérer en chef d’entreprise. Les investissements nécessaires pour acheter le matériel ou les équipements impliquent un bon esprit d’initiative et de responsabilité. La moindre erreur de calcul, le moindre pari incertain sur l’avenir peut en effet entraîner de lourdes conséquences.
Un environnement à respecter
Si les lois du marché ont longtemps imposé aux cultivateurs leurs exigences en matière de rentabilité et de productivité, les attentes de la société en faveur de la protection de l’environnement et de la qualité des produits prennent, depuis peu, le dessus. La législation suit le mouvement et les cultivateurs doivent s’adapter à ces nouvelles exigences qui s’opposent aux anciens schémas productivistes. Ils ont désormais la possibilité de reprendre le contrôle de leurs exploitations en prenant soin de la terre, en remettant au centre de leurs valeurs l’amour et le respect de l’environnement. On a, par exemple, beaucoup entendu parler des cultures biologiques mais d’autres mouvements se développent à leurs côtés, comme le réveil de la biodiversité. En effet, si la majorité des exploitations cultive du maïs et du soja, deux sources végétales extrêmement rentables, d’autres ont fait le chois de s’intéresser à des cultures plus anciennes et beaucoup moins répandues comme le lin, la luzerne, le lupin, etc. Ces plantes ne génèrent pas suffisamment de profit pour que l’on en développe des variétés génétiquement modifiées. De plus, elles permettent de faire appel aux traditions locales et de prendre en compte les facteurs environnementaux spécifiques.