Notre Univers

La nature

Lin et autres petites graines

Notre travail se construit autour de la nature. Nous faisons le choix de réhabiliter et de défendre certaines cultures traditionnelles, au nom de la biodiversité, du respect et de l’équilibre de la chaîne alimentaire. Lin, luzerne, chanvre, herbe, toutes les plantes que nous utilisons ont un point commun, elles sont naturellement riches en Oméga 3.

Graine de lin
Du lin, on connaît la fibre que l’on extrait des tiges de la plante. Celle qui sert à fabriquer des vêtements, cette matière légère que la première styliste de l’Antiquité aimait à appeler le « vent tissé ».

Mais à côté de cette utilisation dédiée au textile, notre petite fleur bleue possède bien d’autres vertus. Sa graine est, depuis longtemps, utilisée à des fins nutritives et médicinales. En parcourant son histoire et en découvrant ses exploitations, apprenez à mieux la cerner…

Le lin, vieux comme le monde…

Une plante millénaire aux vertus médicinales

La culture du lin remonte au néolithique. A l’époque, on l’utilise pour fabriquer des textiles grâce aux fibres présentes dans sa tige. Les graines broyées et bouillies servent à nourrir les hommes et les animaux. Puis, le lin se découvre des vertus nutritives : Hippocrate, le Grec, le père de tous les médecins, détaillait déjà dans ses ouvrages les vertus médicinales de la plante. La plante est, en quelque sorte, l’ancêtre des « aliments santé ». Par exemple, les boulangers de la Rome antique concoctaient un pain particulier, destiné uniquement à la frange la plus distinguée de la population, « Le mélange grec », comme ils le nommaient, qui était préparé avec du blé et du lin.

Une culture répandue

C’est Charlemagne, qui impose la culture et la consommation du lin. Plus tard, la petite graine et sa tige contribueront à l’exceptionnel enrichissement des Flandres pendant le Siècle d’Or (1584-1702). Les paysans la cultivent, les tisserands en font des toiles, des tapisseries, les peintres et leurs clairs obscurs ne jurent que par l’huile de lin. On retrouve d’ailleurs, de cette époque où la peinture se révolutionne en s’intéressant au monde qui l’entoure et aux aspects du quotidien, de nombreuses scènes rurales, des tableaux champêtres où le lin est au premier plan. En Europe du Nord, la plante s’impose alors comme un symbole de richesse et de santé.

On la cultive abondamment dès le 16ème siècle, et ce, pendant 400 ans. En France, et surtout en Bretagne, les paysages du mois de juin, qui voient fleurir la plante, prennent des teintes bleues et mauves. En 1850, on compte à travers l’Hexagone, plus d’1 million d’hectares dédiés à la culture du lin. Les traditions qui se bâtissent autour de cette graine se transmettent de génération en génération. De mère en fille et de père en fils, on apprend comment moudre et cuire cette petite graine pour soigner le bétail ou les amis, ainsi que pour confectionner des cataplasmes aux enfants malades.

De la concurrence…

Pourtant au début des années 2000, le bilan est pessimiste, le chiffre est tombé à 15 000 hectares. Que s’est-il passé, pourquoi le lin a-t-il perdu autant de terrain ? Et bien, c’est assez simple à comprendre. La plante n’est malheureusement pas assez rentable, trop dure à récolter, trop peu productive. On lui préfère des cultures plus rémunératrices comme le blé, le maïs ou le soja. Et petit à petit, le bleu et le mauve s’estompent pour laisser le jaune et le vert dominer nos campagnes.

Le lin pour notre environnement

Le lin est l’une des plus anciennes plantes oléagineuses cultivées. Sa culture est une culture respectueuse de la nature puisqu’elle ne nécessite que très peu d’engrais et de produits phytosanitaires. Le lin est une excellente tête d’assolement et notamment un très bon précédent au blé (il laisse une bonne structure de sol et offre une meilleure implantation et un bon état sanitaire de la culture à l’automne.

Le lin a bien d’autres atouts environnementaux : sa culture peut casser des rotations courtes génératrices de résistances aux traitements et aux maladies, elle est naturellement résistante aux limaces (les anti-limaces sont des traitements très nocifs pour la faune et la flore), il ne nécessite aucun apport d’azote ou de potasse.

Autres atouts écologiques le lin d’hiver ne nécessite pas de labour ; ce qui permet une meilleure dégradation des matières organiques du sol et une économie de gasoil.

Enfin, la paille issue du lin oléagineux peut aussi être utilisée pour une valorisation écologique puisque on l’utilise aujourd’hui pour fabriquer des isolants (ex. renforts latéraux des portières de voiture), elle peut aussi remplacer le film plastique dans la mise en place des haies de reboisement ou des plantations…

La culture du lin offre également une meilleure répartition annuelle des tâches de travail sur l’exploitation : le lin peut être semé à l’automne ou au printemps.

Traditionnellement, les graines sont semées en mars. La plante grandit jusqu’en avril, puis laisse éclore ses pétales bleus en juin, avant d’être récoltée en juillet.
Du lin dans nos assiettes

Véritable trésor de la nature, les graines de Lin possèdent des vertus thérapeutiques grâce à leur richesse en huile dotée d’acides gras poly-insaturés mais aussi en fibres et en lignanes (phyto-oestrogènes).

L’huile contenue dans ses graines (40%) possède un fort taux d’acides gras essentiels, les Oméga 3 (60%), indispensables à l’organisme et plus particulièrement au bon fonctionnement du cerveau. Cet ALA végétal (Acide Alpha Linolénique) est le précurseur unique des Oméga 3 synthétisés par les animaux. Les graines de Lin offrent à l’homme des éléments nutritifs essentiels.

Les graines de lin contiennent aussi 23% de fibres alimentaires solubles et insolubles. Les fibres solubles agissent sur le taux de sucre et le taux de cholestérol dans le sang tandis que les fibres insolubles facilitent le transit intestinal. Trois quarts des fibres alimentaires consommées (30 g/jour) devraient provenir d'aliments riches en fibres insolubles et un quart en fibres solubles. La graine de lin, qui apporte deux tiers de fibres insolubles, est donc une source alimentaire tout à fait équilibrée.

Les phytoestrogènes sont des composés présents dans les végétaux dont la structure chimique ressemble à l'oestrogène. Les deux principales sources de phytoestrogènes sont les isoflavones (on en trouve dans la graine de soja) et les lignanes (dans la graine de lin). Cette richesse en lignanes pourrait jouer un rôle dans la prévention de certains problèmes de santé liés à la ménopause. Le lin est donc une petite graine très concentrée en bienfaits.
Brin de luzerne

La luzerne, l’autre petite fleur bleue de Bleu-Blanc-Cœur

La luzerne est un fourrage vert fréquemment utilisé en alimentation animale pour sa teneur en protéines.

Elle est utilisée soit fraîche, soit séchée ou encore déshydratée. La déshydratation permet de conserver toutes ses valeurs nutritives et notamment la quantité d’Oméga 3 que cette plante herbacée renferme.
Fleur de Chanvre

Le chanvre, insoupçonnable source d’oméga 3

Utilisé pour la production de fils, de tissus ou encore comme matière première aux propriétés isolantes pour des matériaux de construction, le chanvre a de nombreuses utilisations.

Jusqu’à l’arrivée du coton et du synthétique, de nombreux hectares de chanvre étaient cultivés en France.

Aujourd’hui, son utilisation revient au goût du jour pour sa fibre mais aussi pour sa graine, qui contient une grande proportion d’acides gras essentiels (près de 80%) dont 25% d’Oméga 3. Son utilisation en alimentation animale et humaine reste encore assez confidentielle.