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La nature

Bleu-Blanc-Coeur & environnement

De la biodiversité

De nombreuses plantes comme le lin, le lupin, le chanvre ou encore la luzerne ont disparues ou sont en train de disparaître des surfaces exploitées de notre planête. Depuis 30 ans, le maïs et le soja, économiquement plus intéressants, les ont quasiment remplacées. Alors, Bleu-Blanc-Cœur milite pour la réimplantation de ces cultures. Leur retour sur nos sols nous semble symbolique du renouveau d’une agriculture plus respectueuse de son environnement. Il s’agit de faire appel aux ressources de nos régions, aux cultures traditionnelles et locales, afin de réveiller la biodiversité. Nous nous attachons donc à dépasser les schémas productivistes et les courses au rendement qui dominent le secteur agroalimentaire depuis de nombreuses années et qui ont parfois provoqué de lourdes crises alimentaires. La productivité nous importe, certes, pas à n’importe quel prix.

Bleu-Blanc-Cœur fait donc appel à ces plantes. L’association a doucement réhabilité le lin en bâtissant sur le territoire français une filière d’approvisionnement autonome.

Des OGM ?

Nous abordons le problème des OGM en tant que consommateur citoyen, et c’est de la sorte que nous entendons combattre ce phénomène.

Monoculture contre biodiversité

Tout le monde sait désormais qu’OGM signifie organismes génétiquement modifiés. Depuis plusieurs années, de nombreux articles s’y consacrent, expliquant de façon plus ou moins scientifique le fonctionnement de ces nouvelles générations de plantes. Pourtant, une question subsiste : Les OGM sont-ils dangereux pour notre santé à court terme ? Sur ce point, les avis des experts divergent. Certains estiment que oui, même si la majorité des experts répond négativement à la question.

En tant que consommateurs soucieux de notre santé, il semble donc que nous n’ayons pas à nous inquiéter de ce récent phénomène. C’est donc en tant que consommateur citoyen que nous devons le problème. Et c’est également sous cet angle que Bleu-Blanc-Cœur entend combattre les OGM. Pour développer ces organismes génétiquement modifiés, il faut investir lourdement. Aussi, seules quelques cultures sont concernées. Évidemment, et dans un souci logique de retour sur investissement de la part des compagnies qui produisent ces variétés d’OGM, les cultures désignées comptent parmi les plus répandues et les plus rentables au monde. Ce système a donc pour conséquence de réduire davantage le nombre d’espèces cultivées, et de variétés semées au sein de ces espèces. Et c’est la biodiversité, que nous nous attachons à défendre, qui en pâtit.

Le maïs et le soja représentent, dans certains pays ou certains continents, près de la moitié des surfaces exploitées. Peut-on imaginer ce qui ce passera lorsque les deux tiers de notre planète se trouveront occupés par trois ou quatre plantes comptant chacune deux espèces OGM. Voilà l’enjeu ! Plus qu’un risque pour notre santé, le développement excessif des OGM menace l’avenir et la qualité de vie de nos petits-enfants.

Pour prendre le contre-pied de ce phénomène, il est donc important de combattre les méfaits du système maïs / soja qui prédomine actuellement, en prônant et en défendant la biodiversité. Développer des filières comme le lin, le lupin, le chanvre, la luzerne, l’herbe ou encore le trèfle, permet de remettre au goût du jour des plantes disparues ou en voie de disparition. Ces plantes ne possèdent pas de variétés OGM, puisque leur manque de rentabilité les protège aujourd’hui des programmes de recherche des grandes compagnies. Pourtant, elles bénéficient, la plupart du temps, de remarquables qualités nutritionnelles. À long terme, pour lutter contre les OGM, il paraît donc capital de connaître et de faire comprendre les enjeux de notre chaîne alimentaire, ainsi que les effets des Oméga 3 et des Oméga 6. Depuis la création de l’association en 2000, les cahiers des charges de production intègrent la problématique OGM et limitent l’usage des plantes comme le soja (quelle que soit la variété utilisée) dont il existe des variétés OGM disponibles.

Les causes du développement des OGM et du déficit de nos régimes en Oméga 3 (avec des conséquences immédiates et extrêmement graves pour notre santé) sont les mêmes : la massification et la standardisation des productions agricoles a atteint ses limites.
Il est temps de promouvoir la biodiversité pour nous, pour nos enfants, pour nos petits-enfants !

La réduction de méthane :

Bien nourrir les animaux, c’est bien nourrir les hommes mais c’est aussi prendre soin de la planète. En effet, de récentes études sur les Gaz à effet de serre liés aux troupeaux laitiers sont venues consolider le socle scientifique de Bleu-Blanc-Cœur, déjà bien étayé.

La digestion des ruminants est une fermentation qui va rejeter du méthane, gaz à effet de serre. Hors, la quantité de méthane rejetée dépend beaucoup de ce que mangent les vaches, et si la composition de la ration est adaptée (Plus de lin, moins de maïs et de soja), la fermentation dans le rumen produira moins de méthane.